Le fer fait partie des oligo-éléments dont l’organisme ne peut pas se passer. Il participe au transport de l’oxygène dans le sang et à la respiration des muscles grâce à l’hémoglobine et à la myoglobine. Il intervient également dans le fonctionnement de nombreuses enzymes et soutient le système immunitaire. Pour couvrir les besoins quotidiens et profiter pleinement de ces effets, l’alimentation doit apporter suffisamment de fer, sous des formes bien absorbées.
On distingue le fer dit héminique, présent surtout dans les aliments d’origine animale, et le fer non héminique, plutôt fourni par les végétaux. Le fer héminique est le mieux assimilé par l’intestin. On le retrouve dans les viandes rouges et blanches, le boudin, le foie et les autres abats, la volaille, les fruits de mer et le poisson. Ces aliments contribuent fortement aux apports journaliers lorsque l’on en consomme régulièrement.
Le fer non héminique provient des lentilles, des pois chiches, des haricots secs, des épinards, des petits pois, des céréales complètes, du germe de blé, des pistaches, du soja ou encore du pain et des œufs. Les fruits secs et certains légumes verts en apportent eux aussi une quantité appréciable. Même si ce fer est moins bien absorbé que celui des produits animaux, il reste très utile lorsque l’alimentation est variée et que les repas associent, par exemple, des légumes secs à une source de vitamine C qui en améliore l’assimilation.
À l’inverse, une consommation excessive de thé ou de café pendant les repas peut diminuer l’absorption du fer. Il est donc préférable de les boire à distance des principaux repas, surtout chez les personnes qui ont déjà des réserves fragiles.
Les besoins en fer varient selon l’âge et la situation de chacun. Chez l’homme adulte, l’apport conseillé se situe autour de 9 milligrammes par jour. Les adolescents, en pleine croissance, ont besoin d’un peu plus de fer, avec des recommandations comprises entre 13 et 16 milligrammes par jour. La femme enceinte, en raison de l’augmentation du volume sanguin et des besoins du fœtus, doit atteindre des apports nettement plus élevés, généralement entre 25 et 35 milligrammes de fer par jour, selon l’avis du médecin.
Une alimentation équilibrée, qui combine des sources animales et végétales de fer, suffit en général à couvrir ces besoins. Dans certains cas particuliers, comme les règles abondantes, la grossesse rapprochée ou un régime très restrictif, une surveillance médicale et, si nécessaire, une supplémentation peuvent être proposées.
Lorsque les apports ne couvrent plus les besoins, l’organisme puise d’abord dans ses réserves, puis une carence s’installe progressivement. Le manque de fer peut conduire à une anémie, qui se manifeste par une fatigue persistante, un essoufflement à l’effort, une pâleur inhabituelle, des maux de tête et une baisse des capacités physiques et intellectuelles. Les défenses immunitaires deviennent moins efficaces, ce qui augmente la sensibilité aux infections.
Chez la femme enceinte, une carence en fer non prise en charge peut avoir des conséquences sur la santé de la mère et du bébé, avec un risque plus élevé de fatigue intense, de complications obstétricales et de poids de naissance plus faible. Dès l’apparition de signes évocateurs, un bilan sanguin permet de confirmer le diagnostic et d’adapter l’alimentation ou la supplémentation en fer sous contrôle médical.